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Jonathan Goldman

Professeur titulaire en musicologie

Rencontre avec Jonathan Goldman, professeur titulaire en musicologie à la Faculté de musique de l’Université de Montréal.

  • Pouvez-vous nous parler de votre parcours et de votre champ de recherche?

J'ai plusieurs champs de recherche! Les voici en rafale : traditions d'avant-garde dans la musique du 20e siècle; réponses artistiques aux technologies du son (1950-1970); le moment "gamelan" dans la musique de création au Québec (1975-2000); et la musique et la pensée de Pierre Boulez, modernisme régional.

J'aime faire partie d'une communauté de chercheurs qui s'intéressent à la musique contemporaine d'une façon historique. Récemment, il y a eu énormément de travaux sur la musique à l'ère de la guerre froide et le passage au 21e siècle. Ces travaux ont vu fleurir des approches historiographiques à la musique d'avant-garde depuis 1945. Ce qui me stimule dans tout ça? La possibilité de développer une musicologie proprement historienne, affranchie de l’emprise des rhétoriques militantes cultivées sous la plume des compositeurs concernés ou de leurs porte-paroles.

  • Jouez-vous d’un instrument?

Je joue d'un instrument peu commun au Canada : le bandonéon. Ce cousin de l'accordéon a été inventé en Allemagne au 19e siècle avant de migrer en Argentine et en Uruguay en s'intégrant dans la tradition du tango. C'est ma passion pour la musique de tango qui m'a conduit tout naturellement vers son instrument emblématique. D'ailleurs, je vais faire un concert avec I Musici de Montréal en 2021 afin de souligner les 100 ans de la naissance d'Astor Piazzolla.

  • En quoi la recherche modifie-t-elle vos pratiques et méthodes d’enseignement?

Mon enseignement est toujours informé par ma recherche. On n'enseigne plus l'histoire de la musique du 20e siècle comme on l'a fait il y a 30 ans. L'enseignement de la musique profite de cette nouvelle tendance de la musicologie, proprement historienne, affranchie de l’emprise des rhétoriques militantes cultivées sous la plume des compositeurs concernés ou de leurs porte-paroles. Le récit de l'histoire se trouve plus ouvert par conséquent, et je crois que les étudiants sont sensibles à cette ouverture.

Novembre 2020