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Mot du recteur

L’Université de Montréal résonne partout

Bienvenue à ce concert de la Faculté de musique de l’Université de Montréal.

C’est avec une grande fierté que nos artistes de la faculté s’installent à la Maison symphonique le temps d’un après-midi pour vous présenter toute l’étendue de leurs talents.

Ce concert vous est offert à l’occasion des Grandes Retrouvailles de l’Université, une fête de cinq jours au cours de laquelle nos diplômés et diplômées et beaucoup d’autres personnes curieuses ont pu découvrir ou revoir nos campus, vivre l’effervescence de l’expérience universitaire et prendre conscience de la portée de notre action dans la société.

Tous et toutes ont pu constater que l’Université de Montréal existe bien au-delà de ses pavillons et de ses campus. Elle prend forme dans les réalisations de ses 450 000 diplômés et diplômées. On la retrouve dans une multitude d’idées novatrices, de projets transformateurs et de découvertes surprenantes. Elle habite les rêves de milliers de jeunes et les souvenirs de tant d’autres personnes qui y ont ouvert leurs horizons. L’Université de Montréal peut même faire vibrer l’une des meilleures salles de concert du monde!

Merci pour votre présence. Je vous souhaite un excellent concert.

 

Daniel Jutras

Recteur de l’Université de Montréal

Mot de la doyenne

Chères amies, chers amis,

L’histoire de la Faculté de musique de l’Université de Montréal remonte à 1950, le 18 octobre plus exactement, il y a quelque 73 ans, à peu de jours près. Depuis, elle est devenue la plus grande Faculté de musique francophone d’Amérique du Nord. Pas moins de 5 625 diplômés et diplômées en ont franchi le seuil, la tête remplie de rêves et de projets.

Je le dis souvent, la Faculté de musique est une véritable ruche, grouillante et sonnante, dont les couloirs sont habités par un foisonnant esprit créatif. Elle se distingue par l’extraordinaire spectre des disciplines que l’on y enseigne, mais surtout par l’envie de connecter les savoirs et les compétences pour décupler son potentiel au service de l’innovation.

Elle accueille les plus jeunes grâce à l’École LUMI et accompagne les plus grands dans leurs multiples projets de carrière, veillant à ce que chaque musicien se révèle à lui-même au fil de son parcours et de sa quête d’excellence.

« Là où la musique transforme le monde » est la grande ambition qui nous anime. En sortant de notre concert d’aujourd’hui, j’ose croire que vous aurez vécu, vous aussi, l’extraordinaire pouvoir de la musique et la grâce des instants de fraternité qu’elle nous fait vivre.

Cet après-midi, la nouvelle génération croise et rend hommage à celles qui l’ont précédée. Une façon fort émouvante de revivre notre histoire et de construire l’avenir ensemble.

Je vous souhaite un excellent concert.

 

Nathalie Fernando

Doyenne de la Faculté de musique

Programme musical

Dimanche 2 octobre 2022 – 14 h 30
Maison symphonique de Montréal

 

De George Gershwin à Duke Ellington

 

Orchestre de l’UdeM

Membres du Big Band de l’UdeM

Orchestre de chambre jazz de l’UdeM

Jean-François Rivest, direction

Ron Di Lauro, trompette jazz et direction

 

 

Amichai Ben Shalev, lauréat du Concours de composition de l’OUM 2022

Détour (création)

 

George Gershwin

Porgy and Bess – extraits
(arrangement de Miles Davis et Gil Evans, adaptation pour orchestre de Benoît Groulx)

Prayer
Gone, Gone, Gone
Summertime
Gone

 

Duke Ellington

Far East Suite – extrait
(arrangement de Pierre Bertrand)

Amad

 

Duke Ellington

Ellington Portrait
(arrangement et orchestration de Jeff Tyzik)


Ce concert est présenté sans entracte.

                                                         

La Faculté de musique remercie TD Assurance, présentateur des Grandes Retrouvailles,
Power Corporation du Canada, commanditaire majeur, et Le Devoir, partenaire média de ce concert.

Les Grandes Retrouvailles de l’UdeM

Les artistes

Jean-François Rivest, direction

« Assurément, le spectacle est beau et magistral, d’autant qu’il est porté en fosse par un grand OSM (Orchestre symphonique de Montréal), mené par Jean-François Rivest, qui a compris et mûri tant de choses. Quel impact pour quelle nuance? Quel « tempo intérieur » pour telle respiration ou tel suspense? Jean-François Rivest s’est posé toutes ces questions, et le travail du chef est une dramaturgie en soi. »

Christophe Huss, Le Devoir

 

Le chef d'orchestre québécois Jean-François Rivest est réputé pour son énergie, sa technique d’une extrême précision et son style passionné, émouvant et profondément engagé. Il maîtrise naturellement une très grande variété de langages musicaux (du baroque au répertoire d’aujourd’hui).

Invité régulier de nombreux orchestres, à Montréal, au Canada comme à l’étranger (États-Unis, Mexique, Pérou, France, Suisse, Espagne, Russie et Corée du sud), il a été chef en résidence à l’Orchestre symphonique de Montréal, de 2006 à 2009, où son passage a été particulièrement significatif, ainsi que directeur artistique de l’Orchestre symphonique de Laval, pendant 10 ans, et du Thirteen Strings Ensemble d’Ottawa, pendant 5 ans.

Depuis le printemps 2021, il dirige le prestigieux orchestre de chambre I Musici de Montréal à titre de principal chef invité. Durant les derniers mois de 2021, en pleine pandémie, il a dirigé à l’Opéra de Lausanne et de Fribourg en Suisse, ainsi que huit concerts de l’Orchestre Symphonique du Pays Basque, en France.

Jean-François Rivest croit fermement que la carrière d’interprète doit se doubler d’une action pédagogique afin de former les prochaines générations de musiciennes et de musiciens. Il a œuvré au sein de plusieurs institutions et, tout particulièrement depuis 1993, à la Faculté de musique de l’Université de Montréal où il a enseigné longtemps le violon et maintenant la direction d’orchestre et divers cours d’interprétation avancés. Il est le fondateur, directeur artistique et chef principal de l'Orchestre de l'Université de Montréal (OUM).

À titre de directeur artistique du Centre d’arts Orford, (maintenant Orford Musique) de 2009 à 2015, il a présidé à la destinée de son académie prestigieuse et de son Festival international. Ses années à la tête du Centre d’arts ont été un franc succès et considérées par tous comme des années de grand renouveau artistique. Il s’est d’ailleurs vu décerner le Prix Opus du Directeur artistique de l’année 2011, par le Conseil québécois de la musique.

Formé au Conservatoire de Montréal et à la Juilliard School de New York, il a étudié principalement avec Sonia Jelinkova, Ivan Galamian et Dorothy DeLay, et s'est imposé rapidement comme l'un des meilleurs violonistes québécois de sa génération.

Il est père de quatre enfants et la famille est au cœur de sa vie. Jean-François Rivest est passionné de plein air et de nature (plongée sous-marine, kayak de mer, escalade, trekking, photographie) et compte de nombreuses expéditions importantes à son actif. Il détient un brevet de pilote privé et vole régulièrement à bord de son bon vieux Cessna. Par ailleurs, il croit que la nature, dans toutes ses manifestations, constitue une inspiration vitale dans la profession artistique.

Ron Di Lauro, trompette jazz et direction

Ron Di Lauro est l’un des musiciens les plus sollicités au Québec, à la fois comme soliste et comme chef : du jazz au classique, en passant par le répertoire populaire et les musiques du monde, ce trompettiste virtuose, qui a également eu l’occasion de diriger des ensembles musicaux variés, ne cesse d’éblouir. Au cours de sa prolifique carrière, il a de plus accompagné une multitude d’artistes de renommée internationale.

Comme soliste, il s’est produit à plusieurs reprises avec l’Orchestre symphonique de Montréal, l’Orchestre Métropolitain et l’Orchestre symphonique de Québec, en plus d’avoir été membre du Big Band de Vic Vogel. On a pu l’entendre dans de nombreuses émissions télévisées et radiophoniques, et il a collaboré à des comédies musicales, à des bandes sonores de films et de messages publicitaires, ainsi qu’à plus de 350 enregistrements d’albums.

Il est régulièrement invité à prendre part à des jurys par des festivals de musique et organismes culturels réputés. Professeur agrégé à la Faculté de musique de l’Université de Montréal, il dirige le Big Band et l’Orchestre de chambre jazz, en plus d’enseigner la trompette jazz et d’assumer la responsabilité des programmes en jazz de l’UdeM. Ron Di Lauro est également chef invité de l’Orchestre national de jazz de Montréal, ensemble nouvellement en résidence à la Faculté de musique, et dirige plusieurs formations musicales.

En mai 2014, le Festival international de jazz de Montréal lui décernait le prix Oscar-Peterson afin de souligner la qualité de son art et sa contribution exceptionnelle à la scène jazz canadienne et, en mars 2019, Ron Di Lauro s’est vu décerner le prix Hommage du JazzFest des jeunes du Québec. En 2021, le Festi Jazz Mont-Tremblant a souligné d’un autre prix Hommage sa contribution au développement du jazz au Canada.

Les musiciennes et musiciens de l'Université de Montréal

L’Orchestre de l’Université de Montréal

VIOLONS I

Mathilde Legeret

Maria Mondiru

Paul Ballesta

Alban Cellier

Perseo Hasan Lopera Lopez

Mona Brihmat

Elvire Bourgade

Elisa Ramirez

Gloria María Pérez Luévano

Veronica Ungureanu*

Alvaro Larez*

 

VIOLONS II

Paul Karekezi

Luc-André Larose

Manuel Romero

Florent Groleau

Laurence Laforest

Ophélie Jobin

Adrien Lamarche

Ángel Gómez

Nayiri Piloyan*

Gabrielle Bouchard*

 

ALTOS

Benjamin Touron

Julian Lerma

Adélaïde Cadour

Lorenzo Mejia Gomez

Geoffroy Michaud-Beaulieu

Flora Guegnolle-Santi

Axelle Tahiri

Maria Fernanda Rubiano Pulido

VIOLONCELLES

Gordon Giang

Emmanuel Madsen

Aram Musco

Noémie Fralin

Tobias Kimmelman

Marilou Cotnoir

Lisa Tulliez-Gattegno

Leïla Saurel

 

CONTREBASSES

Étienne Beaulieu-Gaul

William Boivin

Benjamin Pastrana Mankovitz

Thibault Bertin-Maghit*

Pierre-Alexandre Maranda*

Sébastien Talbot*

 

FLÛTES

Marie Dubois

Sarah Billet

Renaud Brunel-Gauthier

 

HAUTBOIS

Léanne Teran-Paul

Jonathan St-Cyr

 

CLARINETTES

Jérémie Arseneault

Gabrielle Sicotte

Gabriel Claveau

BASSONS

Maxime Hargous

My-Lan Vu

 

CORS

Lili Nayrolles

Noah Larocque

Hélène Boyez

Rolf Heinmueller

Clovis Chartier

 

TUBA

Daniel Bonilla Linares

 

PERCUSSIONS

Béatrice Roy

Léo Guiollot

Julien Grégoire

 

HARPE

Amaëlle Savary

 

GÉRANT ET MUSICOTHÉCAIRE

Jeff Poussier Leduc

 

*Surnuméraire

Membres du Big Band de l'UdeM et des programmes en interprétation jazz

SAXOPHONE

Simone Leblanc

 

TROMPETTES

Joao Lenhari

Raphael Roy-Dumouchel

Benjamin Sicard

TROMBONES

Laurent Cauchy

Nicholas Nelson

Olivier Lizotte*

 

CONTREBASSE

Frédéric Alarie*
(chargé de cours à la Faculté de musique)

PIANO

Lara Humbert

 

BATTERIE

Robin Lalonde


*Surnuméraire

L’Orchestre de chambre jazz

Voix - Myriam El-Agha

Saxophone alto - Simone Leblanc

Saxophone ténor - Guillaume Carpentier

Saxophone baryton - Cedric Lefort

Trompette - Raphael Roy-Dumouchel

Trompette - Cameron Milligan 

Trombone - Jacob Fratino

Guitare - Lucio Colmenares Prieto

Contrebasse - Benjamin Lavoie-Doyon

Piano - Henry Cobb

Batterie - Clarence Corbeil

Percussions - Jacob Plamondon

 

Les œuvres

Amichai Ben Shalev
Né en 1979
Lauréat du Concours de composition de l’OUM 2022
Étudiant à la maîtrise en composition et création sonore

Détour (création)

Quand le chemin est bloqué et que nous sommes obligés de changer de route, l’occasion d’une nouvelle rencontre se présente. Le détour n’est pas seulement une expérience quotidienne dans les rues de Montréal, l’humanité a pris de nombreux détours à travers l’histoire, le jazz aussi, et tant de gens dans leurs vies personnelles. Je voulais créer un détour musical inspiré par le jazz, pour cela j’ai dû en apprendre plus sur le jazz… Quand Wynton Marsalis a été demandé quels étaient les éléments essentiels du jazz, il a répondu : Le swing, le blues et l’improvisation. Ces éléments sont les piliers de cette composition, le sourire joyeux de Duke Ellington, la voix douce et douloureuse de Billie Holiday et le son profond de Coltrane ont inspiré les moods, les harmonisations de Mingus ont inspiré les couleurs. Je voulais emmener l’auditeur dans un voyage de joie et de douleur, de swing et de blues, du collectif et de l’individuel, de la route à la ruelle... une aventure, un détour.

©Amichai Ben Shalev

 

George Gershwin
Né le 26 septembre 1898 à Brooklyn, mort le 11 juillet 1937 à Los Angeles
Porgy and Bess« Prayer », « Gone, Gone, Gone», « Summertime » et « Gone »
(arrangements de Miles Davis et Gil Evans, adaptation pour orchestre de Benoît Groulx)

Bien que Gershwin composa au courant de sa courte vie de nombreuses œuvres pour Broadway qui furent acclamées et reçues avec enthousiasme, c’est sans aucun doute son « opéra folklorique » Porgy and Bess qui perdura comme composition iconique de la musique classique américaine. Lors de sa première en 1935, l’œuvre reçut à la fois d’enthousiastes louanges et de virulentes accusations. De la part des critiques blancs, l’opéra reflétait avec exactitude la réalité africaine-américaine; la production était considérée comme une avancée bien au-delà des traditions des « minstrels show » en « blackface » qui peuplaient jusqu’alors l’imaginaire des auditoires blancs. Porgy and Bess mettait en scène, pour la première fois dans l’histoire américaine, une distribution entièrement afro-américaine. En revanche, pour les artistes afro-américains, cette production perpétuait l’image de misère des Noirs aux États-Unis au profit du divertissement romantique de la population blanche. 

L’opéra raconte l’histoire de Porgy, un mendiant estropié habitant les quartiers délabrés de Charleston, qui tente de sauver Bess de l’emprise de son copain violent Crown et de son vendeur de drogue Sportin’ Life. Au libretto écrit par l’auteur Edwin DuBose Heyward et le parolier Ira Gershwin (frère de George Gershwin), Gershwin composa la musique à la suite d’un séjour en Caroline du Sud, où il s’inspira de la culture musicale au cœur de l’histoire. Les contours musicaux de Porgy and Bess témoignent des influences harmoniques et mélodiques du jazz du milieu musical new yorkais où grandit Gershwin, tout en incorporant des traits musicaux idiosyncratiques de la musique blues et des « spirituals » afro-américains. Plusieurs chansons de l’opéra se sont ainsi démarquées et figurent aujourd’hui parmi les pages les plus célèbres de Gershwin, notamment l’incontournable « Summertime ».

 

Duke Ellington
Né le 29 avril 1899 à Washington, mort le 2 mai 1974 à New York
Far East Suite, extrait : « Amad »
(arrangement de Pierre Bertrand)
Ellington Portrait
(arrangement et orchestration de Jeff Tyzik)

Issu d’une famille musicale africaine-américaine, Edward Kennedy Ellington fut l’un des compositeurs américains les plus prolifiques, avec à son assise des milliers de compositions et d’orchestrations. À 17 ans, Duke Ellington se produit déjà comme pianiste sur les scènes professionnelles. Pendant de nombreuses années, il joue au Cotton Club à Harlem, une boîte de nuit jazz new-yorkaise emblématique où de nombreux artistes afro-américains se présentaient devant un auditoire blanc. C’est au cours de ses nombreuses résidences au Cotton Club qu’Ellington agrandit graduellement son ensemble jazz, d’un sextuor à une formation de plus de 14 musiciens. De 1923 jusqu’à quelques mois avant sa mort en 1974, Duke Ellington dirige le big band du Cotton Club, en plus de continuer à y jouer comme pianiste. Cette longévité et la prolifération des compositions d’Ellington firent de cet orchestre un des ensembles de musique instrumentale occidentale aux sonorités les plus distinctes du 20e siècle.

En 1963, Duke Ellington et son orchestre réalisent une tournée du Moyen-Orient et en Inde. Le compositeur est alors particulièrement marqué par les sonorités locales. C’est en 1967 que paraît l’album concept Far East Suite, composé en collaboration avec son acolyte de longue date Billy Strayhorn. Sensible à l’appropriation culturelle et à une fausse représentation sonore, Ellington s’imprègne des musiques locales sans pour autant prétendre les reproduire dans ses futures œuvres. Le titre de la première pièce de l’album, « Tourist Point of View », exprime d’emblée cette expérience : celle d’un homme d’ailleurs qui s’émerveille en découvrant la culture de l’autre, désireux de s’inspirer de sa beauté. Émergeant de cette rencontre interculturelle, la pièce « Amad » reflète l’échange de sonorité entre l’Est et l’Ouest, tant dans les couleurs des harmonies que dans la traversée de la mélodie entre ses différents interprètes.

Avec des centaines d’enregistrements, Duke Ellington lègue un riche catalogue de compositions qui inspirent encore les musiciennes et musiciens jazz aujourd’hui. Ellington Portrait (arrangement et orchestration de Jeff Tyzik) offre un tour d’horizon de certaines de ses plus grandes œuvres. Composée entre 1930 et 1942, cette sélection reflète l’abondance des classiques populaires de Ellington, maître des chansons d’une durée de trois minutes, technique de composition et de diffusion essentielle à l’époque pour graver des disques 78 tours! Les œuvres sont parfois écrites par Ellington lui-même ou par ses divers collaborateurs, entre autres Billy Strayhorn pour le célèbre thème à saveur espagnole « Caravan ». Après « Caravan », Ellington Portrait se poursuit avec « Sophisticated Lady » qui, après sa parution, fut rapidement popularisé par Ella Fitzgerald. « Rockin’ in Rhythm », enregistré en direct au Cotton Club, sera également repris par Fitzgerald quelques années plus tard. « Mood Indigo » innove en inversant l’orchestration, où le trombone, instrument grave, joue dans son registre aigu, contrasté par la clarinette qui elle demeure dans les notes basses.  « The “C” Jam Blues », pièce reprise par de nombreux interprètes jazz de différents styles, tel Django Reinhardt, demeure l’un des thèmes préférés des soirées d’improvisation. Véritable chef-d’œuvre, « Prelude to a Kiss » est une ballade aux harmonies complexes et nuancées. Enfin, Ellington Portrait se clôt avec le standard jazz « It Don’t Mean a Thing » (If It Ain’t Got That Swing), un classique de la musique swing. Ce survol des années prolifiques de Duke Ellington nous permet d’être à notre tour touristes dans l’univers si riche de ce grand maître de la musique jazz.

©Emmanuelle Lambert-Lemoine, étudiante au doctorat en interprétation (alto)

Merci de votre soutien

Nous remercions chaleureusement l’ensemble des donatrices et des donateurs de la Faculté de musique de l’Université de Montréal. La Faculté de musique est également fière de souligner la générosité de son corps professoral : ainsi, ce sont 100 % des professeurs en titre qui contribuent à la campagne de financement.

L’équipe facultaire salue tout particulièrement : 

LA MUSIQUE EN HÉRITAGE : MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ DU PATRIMOINE
La société du patrimoine regroupe, remercie et honore les personnes qui s’engagent à donner à l’Université de Montréal par voie testamentaire ou sous toute autre forme de dons planifiés.

Angers, Denise 
Beaudet, Luce
Bédard, Madeleine 
Besner, Lucie
Dansereau, Danielle
Desroches, Monique C. 
Duchesneau, Michel
Fondation Perras, Cholette & Cholette 

Grisé, Yvette
Mauger, Jacques
Nguyen, Hung Phong 
Poulin, Joseph-Claude
Roy, Louise
Simard, Noémie 
Samson, Suzanne

Succession George-Cédric-Ferguson
Succession Jean-Paul-Larue
Succession Maryvonne-Kendergi
Succession Paul-Marcel-Gélinas
Succession Raoul-D.-Gadbois
Succession Thérèse-Le-François 
Trahan, Anne-Marie†
Thomas, Chantal

SYMPHONIE
Dons cumulatifs de 1M $ et plus

Angers, Denise
Beaulieu, Gisèle et Saucier, Michel

Desmarais, Jacqueline†

Desmarais, Sophie

CONCERTO
Dons cumulatifs de 100 000 $ à 999 999 $

Anonyme (2) 
Besner, Lucie
Desmarais Jr, Paul 
Desmarais, André
Dumais, Danièle
Ferguson, George-Cédric†

Fichman, Stephen
Fondation Marcel et Rolande Gosselin – Club Recteur 
Gadbois, Raoul D.† 
Gélinas, Paul-Marcel† 
Kendergi, Maryvonne† 
Lavoie, Denise et Pierre-André

Le François, Thérèse†
Pépin-Desautels, Réjane
Poulin, Joseph-Claude
Power Corporation du Canada
Roy, Louise
Succession Claude-Gingras

SONATE
Dons cumulatifs de 10 000 $ et plus

Anonyme (7)
Austin,Kevin
Banque de Montréal
Banque Nationale du Canada
Beaudet, Luce
Bédard, Madeleine
Belkin, Alan
Benoit, Jean-Marie
Benoit, Nellie
Bertrand, Francois
Besner, Lucie
Biron, Michel
Boudreau, Walter
Bourgouin, Lucie
Brisson, Jean-Maurice
Brochu, Serge
Cambourieu, Caroline
Caron, Sylvain
Cinq-Mars, Jean
Corporation Fiera Capital
Dalphond, Claude
Del Carpio, Jaime
Desmarais Jr, Paul
Desmarais, Andre
Desmarais, Louise
Desmarais, Paul Guy
Desroches, Monique
Devito, Catarina
Dubois, Andre
Durand, Marc
Edmunds, John

Feher, Mary M.J.
Fernando, Nathalie
Festival International de Jazz de Montréal
Financière Sun Lif
Fondation du Grand Montréal
Fondation Evenko pour le talent émergent
Fondation Marcelle et Jean Coutu
Fondation Sibylla Hesse
Gervais, Françoise
Gurttler, Karin
Hornstein, Michal
Houde, Maurice
Ideas Canada Foundation
Institut canadien d’art vocal
La musique aux enfants
Lanthier, Gilles E.
Larue, Jean-Paul
Le Blanc, Benoit
Leblanc, Suzanne
Leclair, Francois
Lefebvre, Marie-Thérèse
Léonard, Pierre
Longtin, Michel
Lupien, Richard
Lussier, Jean-Pierre
Lussier, Mathieu
Martin, David
Mauger, Jacques
Mcnamee, Graham
Michaud, Pierre

Moisan, André
Moquin, Jeanne
Nantel, Jacques
Nattiez, Jean-Jacques
Nguyen, Hung Phong
Normandeau, Robert
Ovington, Geoffrey
Panneton, Isabelle
Paquet, Luc
Perrin, Raymond
Perron, Francis
Pianos Bolduc Montréal Inc.
Pirzadeh, Maneli
Placements Turan Inc.
Planète Jazz
Poirier, Rejean
Potter, Carole-Anne
Poulin, Joseph-Claude
Puchhammer, Jutta
Quinn Dansereau, Marilyn
Rae, John A.
RBC Groupe Financier
Ribera, Ida
Rivest, Jean-François
RNC Media Inc.
Sela, David
Skoryna, Jane M.
Société professionnelle des auteurs et compositeurs du Québec
Sokolovic, Ana
Stanley Mills Memorial Foundation
Teller-Ratner, Sabina
Thomas, Chantal
Traube, Caroline
Treiser, Vanda
Vaillancourt, Lorraine
Wheeler, Robin
White, Peter A.

SERENADE
Dons annuels 1 000 $ et plus
Dernier don à partir de 2020

Anonymes (16)
Bellemare, Martin
Benoit-Otis, Marie-Hélène
Bernier, Nicolas
Berthiaume, Chantal
Bisaillon, Suzanne
Bissonnette, Lise
Bouchard, Lucette
Brander, Bruce
Brière, Jimmy
Canimex Inc.
Cappadocia, Mario
Collette, Maurice
De Médicis, François
De Varennes Saint-Jean, Monique
Déry, Paul
Duchesneau, Michel
Dufour, Jean-Sébastien
Dulude-Gagnon, Louise

Durivage, Simon
Dyachkov, Yegor
Evangelista, José
Fortin, Pierre
Gauthier, Benoit
Gouaillier, Clovis
Grisé, Yvette
Labrecque, Gilles
Lamarche, Marcèle
Lanthier, Denis
Lanthier, Emilie
Lanthier, Jacques
Laporte, Marie-Noël
Lavoie, Jean Michaël
Leblanc, Michel
Leduc, Philippe
Legault, Marcel D.
Marsolais, Louis-Philippe

Mccutcheon, Peter
Nguyen, Thi-Thanh-Loan
Pagé, Monique
Pedneault, Edith
Perrin, Catherine
Picard, Guylaine
Piché, Jean
Poirier, Francine
Pothier, Louise
Poulin, Dominique
Rossi, Massimo
Rousseau-Parent, Valérie
Roy, Stéphane
Sarrasin, Francine
Saulnier, Jean
Sirois-Leclerc, Julie
Villeneuve-Paillon, Claire

 

 

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