Programme musical
Orphée aux enfers
Jacques Offenbach
Jeudi 5 février, 19h30
Samedi 7 février, 15h
Salle Claude-Champagne
Atelier d’opéra et Orchestre de l’Université de Montréal
Mathieu Lussier, direction musicale
Richard Margison et Robin Wheeler, direction de l'Atelier d'opéra
Robin Wheeler, direction du Chœur de l'Atelier d'opéra
Esther Gonthier, pianiste-cheffe de chant de l’Atelier d’opéra
François Racine, mise en scène
Carl Pelletier, accessoires et décors
Ophélie Boismenu, costumes
Serge Pelletier, éclairages
Noëlle-Émilie Desbiens, chorégraphies
Pierre Lafontaine, coiffures et maquillages
Laura Kubler, assistance à la mise en scène et régie
Charlotte Maréchal, Camille Héloïse Fournier et ManonPeguillou, assistance aux costumes
Nous tenons également à remercier Simon-Charles Tremblay-Béchard pour sa contribution à la mise en scène.
Orphée aux enfers
Version en deux actes et quatre tableaux de 1858, avec entracte
Livret de Hector Crémieux et Ludovic Halévy
Orchestration pour l’ajout des numéros 12 et 18, Mathieu Lussier
Mot des co-directeurs de l'Atelier d'opéra de l'UdeM
Bienvenue à la production d'Orphée aux enfers de l'Atelier d'opéra de l'Université de Montréal.
Cette production est l'aboutissement de plusieurs mois de travail intense avec nos étudiants, nos professeurs de chant et notre fantastique équipe de production.
Notre mission est d'offrir à nos étudiants le meilleur environnement possible pour qu'ils puissent apprendre le processus de création d'un rôle d'opéra à partir de zéro et découvrir à quel point l'opéra est une forme d'art collaborative.
Nous sommes heureux de pouvoir inclure la majorité de nos étudiants en chant dans cette production, qui comprend des chanteurs de tous les niveaux de notre programme. Ayant travaillé dans le monde de l'opéra à travers le monde, nous reconnaissons à quel point il est important pour nos étudiants d'avoir ces opportunités d'être sur la scène dans un environnement sûr et stimulant ici à l'Université de Montréal.
Nous sommes enthousiastes et très fiers de leur engagement et de leur progression tout au long de ce processus, et nous sommes ravis du résultat final.
Merci à toutes les personnes impliquées pour leur dévouement.
Bon spectacle !
Richard Margison et Robin Wheeler
Synopsis
Acte I
Premier tableau (Chambre d’Eurydice).
L’Opinion Publique, personnifiée en un seul rôle tenant lieu de chœur antique, présente les protagonistes. Eurydice chante son amour extra-conjugal pour un certain Aristée, qui n’est autre que Pluton déguisé. Son mari Orphée, insupportable violoniste qu’elle ne peut plus souffrir, joue par protestation son dernier concerto. Pluton apparaît en berger Aristée, charme Eurydice d’une chanson et l’entraîne aux Enfers pour l’avoir à lui. Orphée en est ravi, mais l’Opinion Publique le prévient du scandale qui le menace s’il ne la suit pas aux Enfers.
Deuxième tableau (Sur l’Olympe).
Les dieux et déesses se réveillent et se présentent les uns aux autres, se plaignant de la tyrannie de Jupiter, qui a changé Actéon en cerf, sans demander l’avis à Diane, sous prétexte de préserver sa réputation. Jupiter critique aussi Pluton, pour l’enlèvement d’Eurydice. Les dieux et déesses chantent l’ « ennui mortel de l’immortalité », et, aux accents de la Marseillaise, se révoltent contre « Jupin » l’hypocrite, qui est le premier à faire des frasques. Orphée arrive et réclame Eurydice avec la phrase bien connue de Gluck (« J’ai perdu mon Eurydice ») que tout l’Olympe connaît et reprend. Jupiter ordonne à Pluton de rendre Eurydice, et l’Olympe se transporte aux Enfers dans une parodie finale d’opéra (« Partons, marchons »).
Acte II
Troisième tableau (Le boudoir de Pluton).
Eurydice est gardée par le valet de chambre de Pluton, John Styx, un rêveur impénitent (« Quand j’étais roi de Béotie »). Jupiter, intéressé par la belle captive, se transforme en mouche pour pénétrer dans sa chambre par le trou de la serrure, et engage avec elle un duo amoureux.
Quatrième tableau (Les Enfers).
Déguisée en Bacchante par Jupiter, Eurydice chante un air bachique, avant le déchaînement du cancan. Orphée est sommé de reprendre Eurydice, avec la consigne bien connue de ne pas la regarder. Jupiter s’arrange pour le faire retourner et Orphée perd définitivement Eurydice, à son grand contentement, et à la satisfaction générale, qui s’exprime dans un dernier cancan de réjouissance.
Distribution
Eurydice
Anne-Sophie Gagnon-Métellus (5 février)
Kevisha Williams (7 février)
Aristée/Pluton
Maëlig Querré
Jupiter
Philippe Lacaille (5 février)
Elie Lefebvre-Pellegrino (7 février)
Orphée
Nicole Ross
John Styx
Cloée Morissette
L’opinion Publique
Louise Robin (5 février)
Ornella Baquet (7 février)
Diane
Catherine Dupressoir
Mercure
Clotilde Moretti
Cupidon
Galane Le Guennec (5 février)
Ruth Elizabeth Vasquez-Madera (7 février)
Junon
Élizabeth Leblanc (5 février)
Natalie Barnett (7 février)
Vénus
Daphnée Brideau
Minerve
Daphné Dubois
Bacchus
Alice Chabot
Mars
Geoffrey Zhou
L'équipe artistique
Mathieu Lussier

Directeur de l'OUM
Professeur agrégé à la Faculté de musique
Directeur artistique d’Arion Orchestre Baroque depuis juin 2019 et directeur artistique du Domaine Forget de Charlevoix depuis 2022, Mathieu Lussier s’applique depuis plus de vingt ans à faire découvrir avec dynamisme et passion le basson et le basson baroque comme instrument soliste et d’orchestre partout en Amérique du Nord, en Amérique du Sud et en Europe. Il poursuit aussi une carrière de chambriste avec l’ensemble Pentaèdre et est professeur agrégé à la Faculté de musique de l’Université de Montréal.
Comme Chef associé de l’orchestre de chambre Les Violons du Roy de 2012 à 2018, Mathieu Lussier a dirigé l’ensemble à l’occasion de plus de 100 concerts au Canada, au Mexique, au Brésil et aux États-Unis, collaborant entre autres avec des artistes comme Marc-André Hamelin, Alexandre Tharaud, Jeremy Denk, Jean-Guihen Queyras, Philippe Jarrousky, Julia Lezhneva, Anthony Marwood et Karina Gauvin. Directeur artistique du Festival international de musique baroque de Lamèque entre 2008 et 2014, Mathieu Lussier a également dirigé de nombreux autres ensembles canadiens comme les orchestres symphoniques de Montréal, Québec, Vancouver, Winnipeg, Trois-Rivières, Edmonton, Kitchener-Waterloo, Drummondville et Sherbrooke ainsi que Symphony Nova Scotia, I Musici de Montréal et le Manitoba Chamber Orchestra.
Ses nombreux enregistrements en tant que soliste comprennent plus d’une douzaine de concertos pour basson (Mozart, Vivaldi, Fasch, Graupner, Telemann et Corrette), un disque de sonates pour basson de Boismortier, plusieurs disques de musique pour basson solo de François Devienne, Étienne Ozi et Eugène Jancourt et deux disques de musique pour vents de Gossec et Méhul.
Également compositeur, son catalogue comprend plus de cinquante œuvres jouées régulièrement en concert en Amérique du Nord, en Europe, en Asie et en Australie. En 2018, il a signé une partie de la musique du film « La chute de l’empire américain » du réalisateur oscarisé Denys Arcand et en 2023, la musique du film « Testament » du même réalisateur. En août 2009, sa pièce Bassango, dans sa version pour basson et orchestre à cordes, s’est vu décerner le 3e prix dans la catégorie Contemporary Classical Song aux Just Plain Folks Awards de Nashville, Tennessee. Il a reçu de nombreuses commandes d’artistes tels Nadina Mackie Jackson, Guy Few, Lise Beauchamp, George Zuckerman et de la part d’ensembles comme les American Wind Symphony Orchestra, Oshawa-Durham Symphony Orchestra, Tafelmusik Baroque Orchestra et Les Idées Heureuses. Ses oeuvres sont publiées par la maison d’édition Trevcomusic (Etats-Unis) Accolade (Allemagne), June Emerson (Royaume-Uni) et Gérard Billaudot (France).
Robin Wheeler

Codirecteur de l’Atelier d’opéra de l’Université de Montréal
Directeur du chœur de l'Atelier d'opéra
Pianiste-chef de chant et professeur agrégé à la Faculté de musique
Robin Wheeler est un pianiste accompagnateur et répétiteur très apprécié des chanteuses et chanteurs. Au cours des dernières années, il a agi comme répétiteur, entre autres, lors de la production d’Elektra de Richard Strauss a l’Orchestre symphonique de Montréal. Lors de ses cinq années passées à l’Opera North du New Hampshire comme répétiteur principal et chef adjoint, il a participé à des productions de Tosca, Les contes d’Hoffmann, Ariadne auf Naxos, Carmen et La traviata.
On l’a également entendu comme accompagnateur sur les ondes de la Vermont Public Radio et de la radio de la CBC. Au cours des derniers étés, il a été répétiteur principal des productions de Le nozze di Figaro de Mozart, de Filumena, Frobisher et de Lillian Alling de John Estacio et John Murrell, au Banff Centre for Arts en Alberta.
En avril 2007, il faisait ses débuts avec la société Opera in Concert de Toronto, en tant que directeur musical de l’opéra Die tote Stadt de Korngold. En été 2013, il a été répétiteur principal d’Owen Wingrave de Britten au Banff Centre for Arts. Depuis l’été 2013, il est aussi coach vocal pour l’Institut Canadien d’art vocal (ICAV), organisme en résidence à la Faculté de musique de l’Université de Montréal.
Récemment, il a été invité comme juge pour Jeunesses Musicales Canada et le Concours de musique du Canada. Robin Wheeler est professeur agrégé a la Faculté de musique de l’UdeM. Pendant près de 25 ans, il a été le directeur de l’Atelier d’opéra, qu’il codirige désormais avec Richard Margison.
Richard Margison

Codirecteur de l’Atelier d’opéra de l’Université de Montréal
Professeur adjoint à la Faculté de musique
Salué pour l’éclat et la beauté de ses notes aigues, le ténor Richard Margison compte parmi les chanteurs d’opéra les plus acclamés par la critique que le pays ait jamais connus. En plus d’être officier de l’Ordre du Canada, il est récipiendaire de trois doctorats honorifiques (McMaster University, University of Victoria et University of British Columbia) et de deux prix pour l’ensemble de ses réalisations (Giulio Gari Foundation et Licia Albanese-Puccini Foundation). Il détient également le titre de membre honoraire, la plus haute distinction du Royal Conservatory of Music.
Au cours des 25 dernières années, Richard Margison s’est produit régulièrement en tant que soliste principal dans les maisons d’opéra les plus prestigieuses, dont le Metropolitan Opera, le Royal Opera House Covent Garden, le Deutsche Oper Berlin, le Vienna Staatsoper, le San Francisco Opera, l’Opera Australia, le Liceu, le Théâtre de La Monnaie, l’Opéra de Montréal, l’Opéra de Québec, le Vancouver Opera, le Calgary Opera, le Manitoba Opera, l’Edmonton Opera et la Canadian Opera company.
Depuis quelques années, il consacre davantage de temps à l’une de ses passion, l’enseignement, afin de contribuer au développement de la prochaine génération d’artistes lyriques. Richard Margison est professeur adjoint en chant classique à la Faculté de musique de l’Université de Montréal, en plus d’être cofondateur et codirecteur artistique du Highlands Opera Studio avec Valerie Kuinka.
Les moments forts de sa carrière incluent ses interprétations de Bacchus dans Ariadne auf Naxos de Strauss au Teatro Campoamor d’Oviedo, en Espagne; la reprise de son célèbre rôle d’O’Brien dans l’opéra 1984 de Lorin Maazel à Valence; et Radamès dans Aida de Verdi au Metropolitan Opera.
Au cours de la saison 2009-2010, il a participé à l’inauguration de l’Opéra de Canton, en Chine, jouant l’un de ses rôles les plus célèbres, Calaf, dans Turandot de Puccini, sous la direction de Lorin Maazel. « L’un des rare vrai tétor lirico-spinto, avec la capacité de [chanter] les rôles dramatiques les plus lourds, Richard Margison est l’héritier de Plácido Domingo... Il colore sa voix avec une facilité et une spontanéité qui semblent presque conversationnelle, et il chevauche le grand orchestre de Turandot, qui comprend des percussions supplémentaires aux sonorités exotiques, avec aisance et beauté. » (Financial Times, mai 2010).
Sur DVD, on peut voir Richard Margison dans les rôles de Bacchus dans la production Ariane auf Naxos du Metropolitan Opera – aux côtés de Deborah Voigt et de Natalie Dessay –, de Cavaradossi dans Tosca, d’O’Brien dans l’opéra 1984 de Lorin Maazel, et d’Enzo dans La Gioconda de Ponchielli.
Esther Gonthier

Pianiste-cheffe de chant de l’Atelier d’opéra et professeure invitée à la Faculté de musique
Esther Gonthier occupe une place de choix dans le monde de l’art vocal québécois. Elle travaille régulièrement à l’Opéra de Montréal, à l’Orchestre symphonique de Montréal et à l’Orchestre Métropolitain en tant que pianiste-répétitrice, maître de chant ou assistante au chef d’orchestre. Elle travaille également auprès des étudiants en chant de l’Université McGill et de l’Université de Montréal, ainsi qu’avec les artistes de l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal avec lesquels elle partage avec joie son expérience auprès des jeunes.
Esther Gonthier est pianiste officielle du CMIM depuis la première édition consacrée à la voix en 2002. Elle est également la pianiste-répétitrice qui accompagnera les demi-finalistes et finalistes de Voix 2025 lors des répétitions individuelles avec le chef invité Patrick Summers.
François Racine

Metteur en scène
Le metteur en scène François Racine a signé la direction de nombreuses productions pour les compagnies d’opéra de Québec, Victoria, Toronto, Montréal, Cincinnati, Edmonton, Ottawa, Vancouver et Seattle, ainsi que pour le Jeune Opéra Compagnie de Neuchâtel, en Suisse. Il a également assuré la direction de versions concert pour l’Orchestre symphonique de Montréal, l’Orchestre classique de Montréal, l’Orchestre de l’Agora et le Stratford Symphony Orchestra.
Sa collaboration avec Robert Lepage sur Erwartung et Le Château de Barbe-Bleue l’a conduit aux festivals d’Édimbourg, de Hong Kong et de Melbourne, ainsi qu’aux opéras de Vancouver, Edmonton, Toronto, Cincinnati, Montréal, Québec et Seattle. Il reprendra cette mise en scène au Canadian Opera Company en 2026.
Au fil de sa carrière, il a dirigé des productions pour l’Université de Montréal, l’Université d’Ottawa, l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal, l’Ensemble du Canadian Opera Company, le Cincinnati Conservatory of Music, les Jeunesses Musicales Canada, le Conservatoire de musique de Montréal et le Studio d’opéra de l’Université McGill.
Il enseigne actuellement à l’Université de Montréal et occupe, au sein de l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal, les fonctions de coach en jeu dramatique.
Carl Pelletier

Accessoires et décors
Carl Pelletier possède un parcours singulier : études collégiales en architecture, puis en conception de décors et costumes au Collège Lionel-Groulx. Diplômé en arts et en infographie du Collège de Maisonneuve, autodidacte en peinture scénique, il s’intéresse aux arts visuels. Il a touché au théâtre, au monde de la variété et à l’univers lyrique. Dans son parcours de créateur, il a touché au théâtre, au monde de la variété et à l’univers lyrique. Il a réalisé la scénographie de Barbe-Bleue (Opéra comique du Québec), Chanson gitane (Théâtre lyrique de Boucherville), Mélodies du Broadway (avec le Chœur MRC). En 2008, il faisait un retour à l’opérette avec la scénographie d’une production de Die Fledermaus, à la Faculté de musique.
Il a collaboré à plusieurs productions de l’Atelier d’opéra de l’UdeM: scénographie de Der Zigeunerbaron (2008), avec l’artiste visuelle Caroline Guilbault, et de Giulio Cesare (2011); costumes et accessoires pour Pelléas et Mélisande (2012); décors, costumes et accessoires pour Dialogues des carmélites (2013), et pour Suor Angelica et Gianni Schicchi (2014); décors pour L’étoile (2015); décors et accessoires pour Le nozze di Figaro (2016) et pour L’enfant et les sortilèges (2017). Récemment, il a conçu les décors et accessoires pour A Midsummer Night’s Dream de Britten (2018), La vie parisienne d’Offenbach (2020), Idomeneo de Mozart (webdiffusion, 2021) et La tragédie de Carmen d’après Bizet (2022), La chauve-souris de Strauss II (2023) et La flûte enchantée de Mozart (2024).
À travers les productions pour l’Atelier d’opéra de l’UdeM, il développe une vision écoresponsable de la scénographie en appliquant les principes des 3R : réduire, réemployer et recycler. Ceci permettant une réduction notable de déchets pour l'environnement.
Serge Pelletier

Éclairages
Serge Pelletier est diplômé de l’École nationale de théâtre du Canada en production. Depuis 1992, il travaille comme concepteur d’éclairage dans le milieu du spectacle; du théâtre à l’opéra en passant par des projets en arts visuels et installations diverses. Il aime s’inspirer de plusieurs genres de spectacle en passant du théâtre, danse, musical et corporatif. Il travaille comme éclairagiste et technicien de scène à la Faculté de musique de l’UdeM depuis 1998. Technicien polyvalent, il a aussi œuvré dans différentes salles de spectacle à Montréal.
À la Faculté de musique, il a notamment créé les éclairages des productions d’opéra de La Chauve-Souris (2023), La tragédie de Carmen (2022), L’étoile (2015), Suor Angelica et Gianni Schicchi (2014). Il a aussi participé à de nombreuses productions de l’Atelier d’opéra de l’UdeM comme régisseur des éclairages et chef électrique, et il conçoit les éclairages pour les événements présentés à la salle Claude-Champagne de l’Institut canadien d’art vocal.
Noëlle-Émilie Desbiens

Chorégraphies
Formée d’abord en ballet classique dès l’âge de cinq ans, Noëlle-Émilie Desbiens a rapidement élargi sa pratique à divers styles de danse avant de compléter une formation en théâtre musical où elle a approfondi le chant, la danse et le jeu. Forte d’une carrière artistique polyvalente, elle s’est produite sur plusieurs scènes, notamment à l’Opéra du Caire, à la télévision et dans de nombreux spectacles au Québec.
Depuis 2009, elle collabore régulièrement avec l’Opéra de Montréal, où elle met à profit son expertise comme chorégraphe, répétitrice, assistante à la mise en scène et consultante. Elle contribue également à des productions de l’Atelier d’opéra de l’Université de Montréal et des Jeunesses Musicales du Canada, partageant avec passion son sens artistique et son regard chorégraphique.
Pierre Lafontaine

Maquillages et coiffures
Pierre Lafontaine a étudié à l’École des beaux-arts de Montréal, en peinture et en éducation artistique pendant cinq ans. Finissant de l’École nationale de théâtre du Canada en scénographie, il travaille à la pige depuis plus de 45 ans. Tant au théâtre et à l’opéra qu’à la télévision, il crée les coiffures et les maquillages pour une multitude de projets.
Pendant 25 ans, il a été chef perruquier à l’Opéra de Montréal. Il travaille régulièrement comme concepteur des maquillages et coiffures pour les productions d’opéra présentées par l’École de musique Schulich de l’Université McGill. Il participe également depuis 2008 aux spectacles de tournée présentés par Evenko.
Comme professeur, il a enseigné le maquillage de théâtre au Collège Dawson pendant une trentaine d’années. Pierre Lafontaine collabore aux productions de l’Atelier d’opéra de l’Université de Montréal depuis 2009, à titre de concepteur des maquillages et des coiffures.
Laura Kubler

Assistance à la mise en scène et régie
Artiste internationale (Toulouse, Berlin, Montréal) depuis 2015, Laura Kubler est titulaire d’une maîtrise de musicologie en recherche-création à l’Université de Montréal qui porte sur la réactualisation de mises en scène d’opéra à travers un prisme féministe, ainsi que d’un DESS en médiation de la musique.
Depuis l’obtention de sa maîtrise en 2022, Laura travaille en tant que régisseuse plateau (Orchestre National du Capitole), ouvreuse et tourneuse de pages (Piano aux Jacobins), ainsi que technicienne instrument et régisseuse vidéo (Toulouse les Orgues). Côté opératique, elle a pu approfondir ses qualités de régisseuse et d’assistante à la mise en scène en travaillant aux côtés d’Alain Gauthier (La vie Parisienne à l’Atelier d’opéra de l’Université de Montréal, ainsi que sur celle de Written On Skin à l’Opéra de Montréal, 2019), de Patrick R. Lacharité et Roxane Loumède (Hänsel und Gretel, 2024), de Constance Malenfant (Lakmé avec les Jeunesses Musicales du Canada) puis avec Susan Stone et Noah Namaat dans le cadre de la Saluzzo Opera Academy (Le couronnement de Poppée et Don Giovanni).
Depuis mars 2024, elle travaille comme médiatrice pour plusieurs organismes québécois (Orchestre Symphonique de Montréal, Orchestre Métropolitain, l’OBNL Chants Libres, la compagnie Ballet Opéra Pantomime, Artenso, les Jeunesses Musicales du Canada, mais aussi l’Opéra de Montréal.)
Aujourd’hui, c’est sa casquette d’assistante-metteuse en scène et de régisseuse qu’elle utilise, afin d’assister François Racine sur Orphée aux Enfers.
Les musiciennes et musiciens de l’Orchestre de l’UdeM

Violon 1
Luc-André Larose
Anaïs Gélinas
Vincent Bellemare
Luke Chiang
Violon 2
Alice Peterson-Labute
Clara Moellman
Jung Yun Wang
Alto
Pauline Gmyr
Adélaïde Cadour
Violoncelle
Michael Fowler
Mathieu Seveno
Contrebasse
Émile Cartier (surnuméraire)
Flûte
Clara Akika
Ester Benvenuto
Hautbois
Jorik Brower
Clarinette
Juan Quilaguy
Nicholas Kerr-Barr
Basson
Diego Gentillet
Cor
Sacha Lessard
Ana Carina Macario
Trompette
Arthur Touly-Berche
Qin Guochen
Trombone
Victor Bufferne
Timbales et percussions
David Wertheimer et Alexander Pchejetski-Achmarina
L'œuvre
Le livret
Le livret de Orphée aux enfers, écrit par Hector Crémieux et Ludovic Halévy, s’inspire librement du mythe antique d’Orphée et Eurydice. Contrairement aux versions traditionnelles, centrées sur l’amour et le deuil, l’intrigue repose ici sur une inversion complète des rôles et des motivations du protagoniste.
Orphée est professeur de violon à Thèbes. Son mariage avec Eurydice est un échec : les deux époux se détestent et cherchent chacun à se débarrasser de l’autre. Eurydice entretient une liaison avec Aristée, qui se révèle être en réalité Pluton, le dieu des Enfers, venu déguisé sur terre. Lorsqu’Eurydice meurt à la suite d’un piège —posé par son mari—, Pluton l’entraîne aux Enfers, où il la retient prisonnière.
Orphée, loin d’être inconsolable, se réjouit de la disparition de son épouse. Cependant, l’Opinion publique — personnage allégorique chargé de représenter la morale et le regard social — intervient et contraint Orphée à descendre aux Enfers pour sauver Eurydice, afin de préserver les apparences et l’honneur du mariage.
Sur l’Olympe, les dieux s’ennuient profondément. Jupiter, leur roi, décide de se rendre aux Enfers, accompagné de toute la cour divine, à la fois par curiosité et pour tenter de séduire Eurydice. Afin de la rejoindre sans être reconnu, il se transforme en mouche et parvient à pénétrer dans sa prison. Séduite par Jupiter, Eurydice accepte de lui céder.
Finalement, Orphée obtient la permission de ramener Eurydice sur terre, à condition de ne pas se retourner vers elle pendant le trajet. Jupiter, désireux de conserver Eurydice aux Enfers, provoque volontairement un coup de tonnerre qui pousse Orphée à se retourner. Eurydice est alors définitivement perdue pour lui — à la grande satisfaction d’Orphée. L’ouvrage se conclut par une fête générale aux Enfers, où dieux et mortels se livrent à un galop endiablé.
Note de programme
Orphée aux enfers : un mythe fondateur… à la française
Une opérette au cœur de son temps
Créé à Paris en 1858, Orphée aux enfers marque un moment décisif dans l’histoire de l’opéra bouffe français. Avec cette œuvre, Offenbach propose une forme nouvelle d’opérette fondée sur une ironie particulièrement spectaculaire. Le succès immédiat de la création — et ce, malgré plusieurs scandales — est à l’image des attentes du public du Second Empire, avide de divertissement mais sensible à la satire.
Offenbach compose pour une société urbaine et mondaine, où le spectacle est à la fois un loisir et un miroir ; à cet égard, le recours au mythe antique d’Orphée permet de créer une distance ludique tout en donnant à la satire une portée universelle. Derrière cette fantaisie mythologique se dessine une certaine vision du pouvoir, des conventions sociales et de la morale dominante. La capacité d’Offenbach à conjuguer la légèreté propre au genre de l’opérette et une critique politique et sociale toujours pertinente aujourd’hui constitue l’une des clés de la longévité de son œuvre.
Une dramaturgie efficace
Dans Orphée aux enfers, la dramaturgie repose sur une succession de situations bien distinctes, conçues pour une compréhension immédiate. Dès l’ouverture, le conflit conjugal entre Orphée et Eurydice est exposé sans ambiguïté : leur rejet mutuel, traité sur le mode de la caricature, pose rapidement les bases de l’intrigue. L’intervention de l’Opinion publique introduit ensuite un décalage central, en imposant à Orphée un rôle conforme aux attentes sociales plutôt qu’à ses motivations réelles.
Le déplacement progressif de l’action — de Thèbes à l’Olympe, puis aux Enfers — structure l’ouvrage autour de contrastes nets de lieux et d’énergies. L’ennui des dieux sur l’Olympe cède la place à l’agitation collective des Enfers, où l’accumulation des personnages et des situations provoque une accélération constante du rythme dramatique. Le dénouement détourne sans ambages l’épreuve traditionnelle d’Orphée : le coup de tonnerre provoqué par Jupiter entraîne une conclusion rapide, immédiatement suivie d’une scène de fête, privilégiant l’élan scénique à toute résolution tragique.
L’ironie par l’écriture musicale
Sur le plan musical, Orphée aux enfers se distingue par une écriture d’une grande lisibilité, fondée sur des formes brèves et immédiatement identifiables. Les airs reposent souvent sur des carrures régulières et des profils mélodiques simples, proches de la chanson ou de la danse, comme dans les couplets d’Eurydice ou les interventions volontiers répétitives de l’Opinion publique. Cette clarté thématique permet une compréhension immédiate des situations et des caractères, tout en favorisant l’efficacité comique.
Offenbach exploite également le décalage entre le style musical et la situation dramatique. Les élans lyriques associés à Jupiter, par exemple, empruntent volontairement au langage de l’opéra sérieux — lignes vocales amples, accompagnement solennel — pour mieux en souligner l’artifice et le ridicule. De même, les scènes collectives sur l’Olympe détournent les codes du chœur héroïque : la grandeur affichée du style contraste avec l’ennui et la médiocrité des dieux, créant un effet d’ironie musicale constant.
L’orchestration, volontairement transparente, privilégie la précision rythmique et la clarté des plans sonores. Offenbach évite toute densité excessive afin de préserver l’intelligibilité du texte et la vivacité de l’action. Le galop infernal, placé en conclusion, condense ces principes : construit sur un rythme implacable et une énergie collective débridée, il transforme les Enfers en un espace de danse et de débordement, substituant à toute solennité une jubilation sonore et scénique qui scelle le renversement des valeurs à l’œuvre dans l’ensemble de la pièce.
Conclusion
Parodie du mythe orphique, Orphée aux enfers occupe une place centrale dans l’histoire de l’opérette. L’œuvre s’appuie sur une écriture mordante, tant du point de vue du livret que de celui de la composition vocale et instrumentale. La postérité du galop infernal en constitue l’exemple le plus manifeste : devenu l’un des numéros les plus reconnaissables du répertoire lyrique après sa reprise dans le French cancan de 1868, il a largement dépassé le cadre de l’opérette pour s’inscrire durablement dans la culture collective.
Note de programme rédigée par Arthur Prieur, candidat au doctorat en interprétation, sous la supervision de Sylveline Bourion
Équipe de la Faculté de musique
Professeurs en chant classique
Ariane Girard
Richard Margison
Monique Pagé
Équipe de production
Chef, production culturelle et musicale
Benoit Bilodeau
Coordonnatrice aux événements spéciaux
Sarah Joyal
Coordonnateur aux services scéniques
Sébastien Besson
Technicien à la production
Lou Arbour
Technicien à la logistique - OUM
Jérémy David
Assistants techniques
Flavien Delmas et Fantin Parreaux (machinistes)
Khalil Ladram (sonorisation et captation)
Alexis Blais, AC Riznar, Frédéric Godbout (montage et démontage)
Merci de votre soutien
Nous remercions chaleureusement l’ensemble des donatrices et des donateurs de la Faculté de musique de l’Université de Montréal. Ce soir, l’équipe facultaire salue tout particulièrement les donatrices et donateurs qui ont contribué aux différents fonds qui rendent possible cette production de Orphée aux enfers :
- Fonds de production d'Atelier d'opéra
- Fonds de soutien à l'Atelier d'opéra
- Fonds Atelier d'opéra Casavant
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