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Chères amies, chers amis,

Quel plaisir de vous accueillir à la Maison symphonique de Montréal pour ce moment exceptionnel de l’Orchestre de l’Université de Montréal, qui vient clore une année toute particulière marquant le 75e anniversaire de la Faculté de musique. Cet événement témoigne de la vitalité d’une communauté où se rencontrent étudiantes, étudiants et diplômé(e)s de toutes générations.
Sous la direction de Mathieu Lussier, le programme fait dialoguer héritage et création, conjuguant la richesse du grand répertoire à l’élan des voix d’aujourd’hui.

Point culminant, la Symphonie nº 9 de Beethoven rassemble un choeur formé en grande majorité de diplômé(e)s de la Faculté, aux côtés de solistes qui en sont également issus et qui rayonnent aujourd’hui sur les scènes d’ici et d’ailleurs.
Porteuse d’un idéal de fraternité, cette oeuvre trouve une résonance particulière dans ce rassemblement d’artistes unis par une même filiation.

Depuis 75 ans, la Faculté de musique façonne des esprits libres, curieux et engagés. Elle se renouvelle sans cesse, portée par une conviction profonde : la musique éclaire, relie et transforme.

Ce rendez-vous en est une éloquente illustration.

Je vous souhaite un très beau moment.

Nathalie Fernando
Doyenne de la Faculté de musique de l’Université de Montréal

Prestation avant le concert

À 14 h 30, des jeunes de l’École LUMI présentent des oeuvres chorales dans le Foyer Antonia-Nantel de la Maison symphonique de Montréal. Issue de la Faculté de musique de l’Université de Montréal
et fondée en 1993 (anciennement l’École des jeunes), l’École LUMI offre une formation musicale parascolaire complète aux enfants, adolescents et jeunes adultes. Elle accueille chaque année plus de quatre cents élèves en éveil musical, formation instrumentale et chant choral, et s’est imposée depuis plus de 30 ans comme une institution importante de l’enseignement musical à Montréal.

Participantes et participants :
Paulina Amador González, Alexa Arreola, Élia Authier, Micaela, Benitez Cabrera, Inès Chotard, Olivier Chou, Noa Courchesne, Leonardo DeLise, Malik Hizaoui, Élyanne Lamy, Francis Larocque, Laurie Lippé-Bherer, Linnéa Liscouët, Charlotte Ménard, Maya Nashi, Marie Jade Perron, Matias Rivera-Noël, Nikolas Kerrull Rivera-Noël, Orlannah Kellu Rivera-Noël, Félix Trussart, Leyla Maria van Omme, Pierre Villeneuve, Raphaëlle Villeneuve, Simone Villeneuve.
Tiphaine Legrand (cheffe), Romain Camiolo (chef et pianiste), Diego Ruffolo (pianiste), Nathalie Jolicoeur (directrice de l’École LUMI).

Programme musical

Orchestre de l'Université de Montréal 
Mathieu Lussier, direction 
Matthew Lane, direction du chœur
Tobias Kimmelman, violoncelle (3e prix du Concours de concerto de l’OUM, étudiant au doctorat sous la direction de Yegor Dyachkov)
Kirsten LeBlanc*, soprano
Florence Bourget*, mezzo-soprano
Emmanuel Hasler*, ténor
Dominic Veilleux*, baryton-basse
* Solistes invité(e)s et diplômé(e)s de la Faculté de musique en chant classique

Alexander Bridger (1er prix du Concours de composition de l’OUM, étudiant au doctorat sous la direction d’Ana Sokolović)
Luh!

Ernest Bloch
Schelomo, Rhapsodie hébraïque pour violoncelle et orchestre

Entracte 

Ludwig van Beethoven 
Symphonie no9 en ré mineur, op. 125
I. Allegro ma non troppo 
II. Molto vivace 
III. Adagio molto e cantabile
IV. Finale : Presto

 

Les artistes

Mathieu Lussier

Chef de l'OUM
Professeur agrégé à la Faculté de musique

Directeur artistique d’Arion Orchestre Baroque depuis juin 2019 et directeur artistique du Domaine Forget de Charlevoix depuis 2022, Mathieu Lussier s’applique depuis plus de vingt ans à faire découvrir avec dynamisme et passion le basson et le basson baroque comme instrument soliste et d’orchestre partout en Amérique du Nord, en Amérique du Sud et en Europe. Il poursuit aussi une carrière de chambriste avec l’ensemble Pentaèdre et est professeur agrégé à la Faculté de musique de l’Université de Montréal.  

Comme Chef associé de l’orchestre de chambre Les Violons du Roy de 2012 à 2018, Mathieu Lussier a dirigé l’ensemble à l’occasion de plus de 100 concerts au Canada, au Mexique, au Brésil et aux États-Unis, collaborant entre autres avec des artistes comme Marc-André Hamelin, Alexandre Tharaud, Jeremy Denk, Jean-Guihen Queyras, Philippe Jarrousky, Julia Lezhneva, Anthony Marwood  et Karina Gauvin. Directeur artistique du Festival international de musique baroque de Lamèque entre 2008 et 2014, Mathieu Lussier a également dirigé de nombreux autres ensembles canadiens comme les orchestres symphoniques de Montréal, Québec, Vancouver, Winnipeg, Trois-Rivières, Edmonton, Kitchener-Waterloo, Drummondville et Sherbrooke ainsi que Symphony Nova Scotia, I Musici de Montréal et le Manitoba Chamber Orchestra. 

Ses nombreux enregistrements en tant que soliste comprennent plus d’une douzaine de concertos pour basson (Mozart, Vivaldi, Fasch, Graupner, Telemann et Corrette), un disque de sonates pour basson de Boismortier, plusieurs disques de musique pour basson solo de François Devienne, Étienne Ozi et Eugène Jancourt et deux disques de musique pour vents de Gossec et Méhul. 

Également compositeur, son catalogue comprend plus de cinquante œuvres jouées régulièrement en concert en Amérique du Nord, en Europe, en Asie et en Australie. En 2018, il a signé une partie de la musique du film « La chute de l’empire américain » du réalisateur oscarisé Denys Arcand et en 2023, la musique du film « Testament » du même réalisateur. En août 2009, sa pièce Bassango, dans sa version pour basson et orchestre à cordes, s’est vu décerner le 3e prix dans la catégorie Contemporary Classical Song aux Just Plain Folks Awards de Nashville, Tennessee. Il a reçu de nombreuses commandes d’artistes tels Nadina Mackie Jackson, Guy Few, Lise Beauchamp, George Zuckerman et de la part d’ensembles comme les American Wind Symphony Orchestra, Oshawa-Durham Symphony Orchestra, Tafelmusik Baroque Orchestra et Les Idées Heureuses. Ses oeuvres sont publiées par la maison d’édition Trevcomusic (Etats-Unis) Accolade (Allemagne), June Emerson (Royaume-Uni) et Gérard Billaudot (France).

Matthew Lane

Chef de Chœur
Professeur invité et Chef de la Chorale de l’Université de Montréal
 
Pédagogue et chef de chœur dévoué, le Matthew C. Lane transmet sa passion et son savoir en tant que professeur invité à la Faculté de musique de l’Université de Montréal. Depuis son entrée en poste en 2018, il crée et enseigne plusieurs cours d’écriture, de formation auditive et de chant d’ensemble.
Matthew Lane poursuit son intérêt pour la polyphonie et l’aspect communautaire de la musique dans un baccalauréat en orgue à la Mount Allison University. Sa maîtrise et son doctorat en recherche-création à l’Université de Montréal l’amènent à s’installer au Québec, duquel il tombe amoureux. Il y est depuis actif comme compositeur, organiste, chercheur, pédagogue, et directeur artistique pour le Chœur suédois et l’Ensemble Kô.
Ses activités en arts et en recherche transparaissent dans son approche panoramique à l’enseignement du chant choral, et sa volonté de préparer les choristes au monde professionnel de la musique par des occasions d’apprentissage riches et variées.
 

Alexander Bridger

Composition
Étudiant au doctorat en musique, option Composition et création sonore, à la Faculté de musique de l’UdeM

Alexander Bridger est un compositeur et multi-instrumentiste originaire de Terre-Neuve dont la musique transcende les genres. Sa fusion expérimentale de pop psychédélique et de folk terre-neuvien lui a valu d’être nommé « auteur-compositeur le plus original de St. John’s » par le magazine Overcast. Il s’est produit au Sound Symposium et au Festival international de musique POP Montréal. Ses albums autoproduits ont été nommés dans les catégories « meilleur album alternatif » et « meilleur album folk » aux prix MusicNL, et les lecteurs de CultMTL l’ont élu parmi les « Best Weirdos » de Montréal, saluant son approche singulière et idiosyncrasique de la composition et de l’interprétation. Bridger travaille actuellement à son premier opéra, Trumpeters of Old St. John’s, avec le soutien du Fonds de recherche du Québec (FRQ) et d’une bourse de recherche du CRSH. Sous la direction d’Ana Sokolović à l’Université de Montréal, ses travaux de recherche-création explorent l’intégration de la musique traditionnelle terre-neuvienne dans un langage musical contemporain. Son nouveau quatuor à cordes, Frottages, a été créé par le Quatuor Bozzini en mars 2026 à Toronto, et sa nouvelle oeuvre pour orchestre à vents, Centaur’s Arrow, sera créée par l’Orchestre à Vents Non Identifiés (OVNI) en mai 2026. 

Tobias Kimmelman

Violoncelle
Diplômé au baccalauréat en musique, interprétation instruments classiques, à la Faculté de musique de l’UdeM (2025)

Tobias commence le violoncelle à l’âge de cinq ans avec Iona Corber. Au secondaire, il étudie auprès d’Elinor Frey et se joint à l’Orchestre des jeunes du mont-Royal, où il remporte le concours de concerto en 2019 et interprète le Concerto d’Elgar. Il poursuit ensuite ses études au Collège Marianopolis, où il obtient un DEC en musique dans la classe de Yegor Dyachkov, avec qui il continue sa formation à l’Université de Montréal. À l’UdeM, Tobias est récipiendaire des bourses N. Simard, Luc Vinet ainsi que P. M. et V. M. Gélinas. Il remporte le 3e prix du concours du NEM en 2024 et est nommé orateur à la collation des grades de l’Université de Montréal en 2025.

À Montréal, il a bénéficié de l’enseignement de Chloé Dominguez, Anna Burden, Brian Manker et Julie Trudeau. Sa participation à plusieurs festivals au Canada, aux États-Unis et en Allemagne lui a également permis de se perfectionner auprès d’artistes de renom, dont Konstantin Heidrich, Sebastian Klinger, Amir Eldan, Brannon Cho, Norman Fischer et Hans Jørgen Jensen, entre autres. Il s’est produit avec l’ensemble collectif9, l’Orchestre de l’Agora, l’Orchestre de la Francophonie, l’OPCM et l’Orchestre FILMharmonique. Il a aussi joué dans la fosse pour des productions présentées au Centre Segal et au Théâtre Centaur, où il a également tenu les parties de guitare et de mandoline. Tobias explore diverses musiques traditionnelles, notamment le klezmer. Il a participé au festival KlezKanada (2023-2024) et a collaboré à plusieurs reprises avec Josh « Socalled » Dolgin ainsi qu’avec le quatuor Yene Velt. Il souhaite approfondir le rôle du violoncelle dans le jazz et les musiques non occidentales, tout en demeurant ancré dans ses racines classiques.

Pour Tobias, l’oeuvre « Schelomo », inspirée de l’histoire du roi Salomon, évoque la lutte pour demeurer judicieux, honnête et fidèle à ses valeurs dans ses actions, malgré les tentations d’une société guidée par la vanité.

Kirsten LeBlanc

Crédit : Brent Calis

Soprano
Diplômée au doctorat en musique, option interprétation, à la Faculté de musique de l’UdeM (2021)

Décrite comme une « révélation vocale majeure » (Le Devoir), la soprano Kirsten LeBlanc est reconnue pour la richesse et la puissance de sa voix, ainsi que pour sa grande musicalité. Diplômée du prestigieux Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal, elle est récemment revenue dans la compagnie pour interpréter Donna Anna dans Don Giovanni de Mozart, une prestation saluée comme « un triomphe absolu » (Le Devoir). Parmi ses faits saillants récents, le rôle-titre de La reine-garçon de Bilodeau au Canadian Opera Company, Lauretta dans Gianni Schicchi au Calgary Opera, Rosalinde dans Die Fledermaus avec le Toronto Operetta Theatre, Ines dans Il trovatore à l’Opéra de Montréal, ainsi que la Symphonie no 2 de Mahler au Roy Thomson Hall de Toronto. Elle a également assuré les doublures des rôles de Leonore dans Fidelio au Canadian Opera Company, Margarita Xirgu dans Ainadamar de Golijov, Esther dans La beauté du monde de Bilodeau, et Reine Christine dans La reine-garçon à l’Opéra de Montréal. Au cours de la prochaine année, Kirsten retournera au Canadian Opera Company pour y interpréter Miss Jessel dans The Turn of the Screw.

Florence Bourget

Crédit : Godefroy Mosry

Mezzo-soprano
Diplômée à la maîtrise en musique, option interprétation, à la Faculté de musique de l’UdeM (2018)

Originaire de Lévis, la mezzo-soprano Florence Bourget est remarquée pour sa voix versatile au timbre riche. Elle a obtenu sa maîtrise à l’Université de Montréal pour ensuite prendre part au programme de jeunes artistes de l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal en 2018. On a pu l’entendre sur les planches de plusieurs maisons d’opéras dans des rôles comme Le Prince Charmant dans Cendrillon de Massenet, Isolier dans le Comte Ory de Rossini, Mercedes dans Carmen, Tisbe dans La Cenerentola de Rossini, Mrs. Grose dans The Turn of the Screw de Britten et Angel 2 dans Written on Skin de George Benjamin.

Sa polyvalence s’exprime autant dans la musique baroque que dans la musique de chambre et orchestrale, la conduisant à collaborer avec de prestigieuses organisations telles que l’Orchestre Métropolitain, les Orchestres symphoniques de Montréal, Mâcon (France), Québec, Laval, et bien d’autres, ainsi qu’avec l’Ensemble Contemporain de Montréal, l’Orchestre de l’Agora, le Festival Classica, les Grands Ballets Canadiens, l’Ensemble Caprice, l’Orchestre Baroque Arion, et bien d’autres.

Elle met fréquemment sa voix au service de créations artistiques québécoises comme l’Opéra Albertine en Cinq Temps tiré du texte de Michel Tremblay et mis en musique par Catherine Major. Cet opéra en joual l’a fait voyager partout au Québec et jusqu’à Paris.

En 2024, elle s’est fait remarquer dans le rôle de Isolier dans le Comte Ory de Rossini à l’Opéra de Québec.

Emmanuel Hasler

Crédit : Sébastien Besson

Ténor
Diplômé au doctorat en musique, option interprétation, à la Faculté de musique de l’UdeM (2023)

Doté d’une voix riche et lumineuse, alliée à une grande souplesse stylistique, le ténor Emmanuel Hasler mène une carrière qui se déploie avec aisance entre la scène lyrique et le concert. Il s’est illustré dans des rôles tels que Ferrando (Così fan tutte), Nadir (Les pêcheurs de perles), Don José (Carmen) et Idomeneo, et s’est produit notamment à l’Opéra de Québec, à l’Opéra national du Capitole de Toulouse et à l’Opéra de Sofia.

Très recherché comme soliste, il se distingue particulièrement dans le grand répertoire sacré et symphonique. Il a interprété, entre autres, les Vigiles nocturnes de Rachmaninov, le Messie de Haendel, le Stabat Mater de Dvořák ainsi que la Passion selon saint Jean de Bach, collaborant avec de nombreux ensembles au Canada et en Europe.

Finaliste du concours de Marmande, il entretient également une affinité marquée pour le récital. Cette double expertise nourrit une approche musicale sensible et engagée, particulièrement éloquente dans les grandes œuvres vocales de Mozart, Beethoven et Schubert.

Dominic Veilleux

Crédit : Atwood

Baryton-basse
Diplômé au doctorat en musique, option interprétation, à la Faculté de musique de l’UdeM (2020)


Baryton-basse à « la grande présence vocale » (Journal de Québec), Dominic Veilleux séduit par l’élégance de son chant et ses qualités de comédien (Revue L’Opéra). À l’aise à l’opéra comme au concert, il se produit régulièrement avec des orchestres au Canada et à l’international.

Invité par de nombreuses formations, dont le Calgary Opera, l’Opéra de Québec, l’Orchestre symphonique de Gatineau et le Regina Symphony, il aborde un vaste répertoire allant de l’oratorio aux grandes œuvres symphoniques. Il a notamment interprété Les Sept paroles du Christ de Dubois en Europe.

À l’opéra, il a incarné des rôles tels que Leporello, Figaro, Don Alfonso, Albert, Zuniga et Papageno, ce dernier salué par la critique. Parmi ses engagements récents figurent ses débuts à l’Opéra Grand Avignon, l’Opéra de Reims et l’Opéra-Comique de Paris.

Lauréat de plusieurs concours, dont Marmande et le Prix d’Europe, il est diplômé de l’Université de Montréal et du Conservatoire de musique de Québec. Défenseur de la musique de création, il participe activement à des œuvres contemporaines.

 

Les musiciennes et les musiciens de l'Orchestre de l'UdeM

Premiers violons
Luc-André Larose, violon solo
Clara Moellman, violon solo assistante
Miguel Angel Camargo*
Paul Ballesta
Anne Duforet*
Mathilde Goyette-Forget
Paul Karekezi
Alice Peterson-Labute
 
Seconds violons
Anaïs Gélinas, second violon solo
Vincent Bellemare, second violon solo assistant
Mona Brihmat
Luke Chiang
Julien Oberson*
Marie-Edith Racine*
Hélène Wang
 
Altos
Adélaïde Cadour, alto solo
Pauline Gmyr, alto solo assistante
Onyou Lee*
Camille Mireault-Lalancette*
Léa Obadia
Elisabeth Ramirez
Nina Sutre

Violoncelles
Michael Fowler, violoncelle solo (1ère et 2e œuvres), violoncelle solo assistant (3e œuvre)
Corentin Couëffé, violoncelle solo (3e œuvre)
Eliott Moriceau, violoncelle solo assistant (1ère et 2e œuvres)

Marilou Cotnoir
Sidony Delaporte
Joachim Djossou
Lisa Hoang
Samuel Ouellet Mata
Matthieu Seveno

Contrebasses
Émile Cartier*
Johnny Castro*
Gabriel Lapointe*
Sébastien Talbot*

Flûtes
Mariana Segura
Hailey Coates
Clara Akika, piccolo

Hautbois
Marie-Bianca Lebeault
Mélissa Ross-Plante*
Jorik Brower, cor anglais

Clarinettes
Jérémie Arseneault
Juan Quilaguy
Nicholas Kerr-Barr
Rémi Tronca
Flavien Delmas, clarinette-basse

Bassons
Diego Gentillet
Nadja Grunt
Valter Pedro

Contrebasson
Diego Gentillet

Cors
Rolf Heinmüller
Noah Larocque
Sacha Lessard
Ana Carina Macario
Mélissa Provost-R.

Trompettes
Natacha Boudreault
Qin Guochen
Arthur Touly-Berche

Trombones
Victor Bufferne
Zakari Jacques
Louis Lagueux

Tuba
Alice Démontagne

Percussions
Alex Ashamrina
Adrien Faucher-Thibault
Rommel Monteiro
David Wertheimer, timbales

Harpes
Kyra Charlton*
Kyra Frimout

Célesta
Ming-Jing Wong


*Surnuméraires

Les choristes

Sopranos
Clara Alain
Madeleine Bellemare
Nadia Boily
Mélie X. Bouchard
Clémence Buisson
Julie Carpentier
Catherine Charest
Aurore Chateigner
Noémie Chadid
Laurie Cloutier
Coralie Cyr
Emilie Desautels
Elisabeth Di Lalla-Besner
Mélissa Faustin
Isabelle Fleury
Anik Filion
Kyra Frimout
Amaranta Helou
Laura Kubler
Florence Mailloux
Caroline Masson
Lucie Martel
Isabelle Metwalli
Juliana Pachon
Elsa Paquette
Brigitte Rivet
Marie-Eve St-Germain
Alex Quinty
Jane Ye

Altos
Leïla Barbedette
Isabelle Bernier
Jocelyne Boucher
Simone Calvé
Daphnée Chabalier
Delphine Chagnon
Martine Chiasson
Marie-Jeanne Corriveau
Victoria Duda
Hélène Drapeau
Kim Élaine Gosselin
Sophie-Mu-Fei
Gravel Depalle
Sylvie Hébert
Caroline Malo
Céleste Morisset
Maïa Nespoulous
Andrée Préfontaine
Eloïse Robitaille
Veronyque Roy
Emma Sander
Sophie Sepulcre
Léa Spatz
Luana Stan
Lynda Tremblay
Aurélie Trang
Ghazaleh Vahdati
Fabiola Valera
Thuy Van Lam
Sonya Veczan
Renée Villemaire

 

Ténors
Marc Alain
Martin Audy
Nassim-David Attbib
Elise-aël Auvinet
Joeneel Abraham Benjamin
Molina Ramirez Benjamin
Dannick Bujold-Senss
Maurice Collette
Luka Cruz Guerrero
Olivier Cyr
Françoise Davoine
Francis Delisle
Kamille Gagné
Christian Girard
Rolf Heinmüller
Aleksa Jakovljevic
Béatrice Lafontaine
Sindy Li
Florence Lorimier-Dugas
Aleksandr Odelskii
John Pearson
Carl Quinty
Magali Robichaud
Earl Wertheimer

Basses
Jean-Christophe Arsenault
Daniel Bonilla Linares
Mathys Bourdouxhe
Renaud Brunel-Gauthier
Emma-Marie Cadet
Flichy Côme
Quinn Cromm
Stéphane Duchesneau
Alain Dupuis
Mounir Farah
Philippe-Olivier Gagnon
Benoît Godard
Simon Julien
Alexandre Kharlamov
François Lanthier
Serge Lavoie
Andre Noack
Jérémy Palardy
Léo Poirier
Nicolas Sacchetti
Stefan Seefeld
Adam Shugar
Benjamin Sutton
Thomas Tremblay

 

Pianiste répétitrice : Myriam Bernard

Note de programme

Du fragment à l’unisson

Le programme de ce concert réunit trois œuvres très différentes, mais qui interrogent à leurs manières le rapport de l’individu au monde dans lequel il vit. De l’écriture fragmentée et ludique d’Alexander Bridger, qui épouse les logiques de dispersion propres à notre quotidien, à la méditation intense d’Ernest Bloch, centrée sur une voix soliste confrontée au collectif, jusqu’à l’ambition universelle de Ludwig van Beethoven, cherchant à faire entendre une humanité réconciliée, ces œuvres explorent chacune les relations entre individu, communauté et discours musical. À travers elles se dessine un trajet : du fragment à l’unité, de l’instant fugitif à la construction monumentale.

Zapping orchestral : Luh! – Alexander Bridger

Le titre Luh! fait référence à une exclamation familière, proche de « look ! », un appel bref et immédiat à l’attention. Toute l’œuvre repose sur cette logique : capter, détourner, relancer sans cesse l’écoute. La musique s’y déploie en une succession de fragments contrastés, évoquant les dynamiques de dispersion propres à notre quotidien numérique – défilement infini, zapping, sollicitations multiples.

Dès les premières mesures, un geste évocateur, pointilliste et espiègle, est énoncé : éclats brefs, relais rapides entre pupitres, alternance entre les jeux en pizzicato et arco dans les cordes. Cette circulation du matériau rappelle une forme de Klangfarbenmelodie, où le timbre devient vecteur de continuité autant que la ligne elle-même. L’ensemble produit une impression quasi cinématographique, comme une suite de plans courts juxtaposés.

Mais cette dispersion n’est pas anarchique. Certains motifs reviennent, se transforment, s’imposent progressivement comme des points d’ancrage dans la forme fragmentée. L’œuvre met ainsi en scène un paradoxe : sous l’apparente instabilité, une forme d’organisation se dessine, à mesure que l’oreille reconnaît ces éléments récurrents.

La conclusion joue sur une forme d’ironie : après cette agitation constante, l’orchestre semble converger vers un accord commun, répété à trois reprises. Pourtant, ce geste attendu se révèle déceptif : peu différencié harmoniquement, il s’éteint dans un triple piano. Comme si, au moment où l’attention semblait enfin se fixer, l’objet même de cette attention disparaissait.

La voix de Salomon : Schelomo – Ernest Bloch

Composé en 1915–1916, Schelomo s’inscrit dans ce que Bloch a lui-même appelé son « cycle juif », né d’une réflexion identitaire profonde au moment où les tensions menant à la Première Guerre mondiale ont fait naître chez de nombreux artistes un sentiment de crise. Chez Bloch, cette crise prend la forme d’un retour aux sources : une interrogation sur la signification de l’héritage hébraïque dans le monde moderne.

L’œuvre naît également d’une rencontre : le violoncelliste Alexandre Barjansky suggère à Bloch d’écrire une pièce concertante pour son instrument. Le compositeur y voit l’occasion de relier le présent troublé à une figure biblique – celle de Salomon (Schelomo en hébreu) – et plus particulièrement au livre de l’Ecclésiaste, traversé par l’idée de la vanité de toute chose (« Vanité des vanités, tout est vanité »).

Dans cette perspective, le violoncelle solo incarne une voix : celle du roi, du prophète ou du cantor, tandis que l’orchestre agit comme une forme de réponse collective, parfois solidaire, parfois conflictuelle. Cette opposition – ou ce dialogue – constitue le moteur expressif de l’œuvre.

D’un point de vue formel, Schelomo se présente comme une vaste rhapsodie en trois grandes sections enchaînées. La première, méditative et libre, expose plusieurs motifs essentiels : une plainte initiale, grave et solennelle ; un motif chromatique oscillant autour de l’intervalle de seconde mineure, porteur de tension ; enfin, un geste plus abrupt, marqué par un large saut suivi d’une descente irrégulière, comme un cri intérieur. Ces éléments, d’abord discrets, structurent progressivement l’écoute par leurs transformations.

La section centrale introduit un contraste plus marqué. L’orchestre y déploie une richesse rythmique et coloristique évoquant un Orient imaginaire, tandis que certains matériaux s’inspirent de chants traditionnels que Bloch avait entendus dans son enfance. L’écriture gagne en intensité, en éclat, jusqu’à évoquer une forme de grandeur ancienne, à la fois somptueuse et instable.

La dernière partie reprend des éléments initiaux, mais dans un ordre transformé, comme si l’expérience traversée en avait modifié la perception. Le conflit semble s’apaiser, sans toutefois disparaître complètement, et l’œuvre s’achève dans une forme de résignation expressive.

De l’ombre à la joie : Symphonie no 9 en ré mineur, op. 125 – Ludwig van Beethoven

Avec la Neuvième Symphonie, composée entre 1822 et 1824, Beethoven franchit un seuil décisif dans l’histoire du genre symphonique. Par ses dimensions, son ambition et l’introduction inédite de la voix humaine dans le dernier mouvement, l’œuvre a suscité dès sa création des réactions contrastées, oscillant entre admiration et perplexité.

Le premier mouvement (Allegro ma non troppo, un poco maestoso) installe un univers tendu et instable. À partir d’un matériau initial presque informe (quinte la-mi tenue aux cors et en trémolo aux violons et violoncelles), la musique se construit progressivement, dans un processus d’émergence où les contrastes dynamiques et les tensions harmoniques jouent un rôle structurant. Le discours s’y développe avec une ampleur exceptionnelle, mêlant rigueur formelle et intensité dramatique.

Placé de manière inhabituelle après le premier, le deuxième mouvement (Molto vivace) agit comme son prolongement énergique plutôt que comme un simple contraste. Ce scherzo, en ré mineur, est fondé un geste de quinte ré-la, évocation du premier mouvement. Beethoven y déploie un rythme de sicilienne d’une vitalité presque dionysiaque, mais conserve la précision architecturale du genre tripartite. Son trio central, en ré majeur, introduit un moment de respiration, sans rompre totalement l’élan, sur des prémices de l’Ôde à la joie du finale.

Un espace de suspension s’ouvre ensuite dans le troisième mouvement (Adagio molto e cantabile). Organisé selon le principe formel de la double variation, il explore un lyrisme intérieur à travers deux thèmes distincts : le premier, en si bémol majeur, est doux et recueilli tandis que le second, en ré majeur, est d’une douceur plus mobile grâce aux rythmes pointés. Les transformations successives des thèmes ne visent pas l’expansion dramatique, mais plutôt un approfondissement progressif, comme une série de cercles concentriques qui éloignent peu à peu la musique de toute agitation.

Le finale (Presto), en quatre parties, marque une rupture radicale. Après une introduction tumultueuse, ponctuée de réminiscences des mouvements précédents, une voix soliste surgit : « O Freunde, nicht diese Töne ! » (« Ô amis, pas ces accents ! »). Ce rejet des matériaux antérieurs ouvre la voie à une nouvelle idée, simple et immédiatement mémorisable : le thème de l’« Ode à la joie ».

Ce thème, d’une apparente simplicité, constitue le point de départ d’un vaste mouvement à variations. Beethoven y associe progressivement différentes configurations : d’abord instrumentales, puis vocales, en solo et en chœur. Le texte de Friedrich Schiller, que Beethoven admirait depuis sa jeunesse, n’est pas mis en musique de manière linéaire : il est découpé, recomposé, traité comme un matériau dramaturgique au service de la construction musicale.

Le finale peut ainsi être compris comme une synthèse entre principe instrumental de variation – associé à la musique pure – et dimension poétique – associée à la musique à programme. Les variations ne cessent d’élargir le champ expressif, alternant épisodes de recueillement (Andante maestoso, Adagio ma non troppo) et passages d’une intensité collective croissante. Cette trajectoire, souvent décrite comme une spirale ascendante, tend vers une forme d’unification symbolique : la fraternité universelle proclamée par le texte.

Cette ambition a suscité de nombreux débats. Au cours du XIXe siècle, certains compositeurs, comme Giuseppe Verdi, admiraient profondément les trois premiers mouvements tout en restant réservés face au finale. D’autres, à l’image de Richard Wagner, y voyaient au contraire l’annonce d’une nouvelle ère, où la musique trouverait son accomplissement dans l’union avec le verbe.

Quoi qu’il en soit, la Neuvième Symphonie ne se réduit pas à cette opposition. Le finale, loin d’être une simple addition vocale, s’inscrit dans la continuité des procédés beethovéniens, notamment par son recours à la variation – déjà centrale dans le finale de la Troisième Symphonie. Il constitue à la fois un aboutissement et un dépassement : l’affirmation que la forme symphonique peut intégrer, sans perdre son autonomie, une dimension explicitement humaine et collective.

Conclusion : Écouter ensemble.

À l’issue de ce parcours, ce qui frappe peut-être, c’est moins la diversité des langages que la permanence d’une même question : comment faire tenir ensemble ce qui, par nature, tend à se disperser ?

Chez Alexander Bridger, la musique épouse le flux discontinu de l’attention contemporaine, tout en laissant affleurer des formes d’organisation. Chez Ernest Bloch, elle prend la forme d’un dialogue tendu entre une voix individuelle et une mémoire collective. Chez Ludwig van Beethoven, enfin, elle se projette dans une tentative d’unification à l’échelle de l’humanité tout entière.

Sans résoudre définitivement cette tension, ces œuvres en proposent des figures contrastées – autant de manières d’habiter le temps, d’organiser l’écoute et, peut-être, de penser notre rapport aux autres.

 

 

 

Note de programme rédigée par Arthur Prieur, étudiant au doctorat en interprétation, sous la supervision de Sylveline Bourion, professeure en musicologie à Faculté de musique.

 

 

 

 

 

La Faculté de musique remercie La Presse, partenaire média de la saison 2025-2026.


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