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Mathieu Lussier

Professeur agrégé en basson et vice-doyen au 1er cycle, aux affaires professorales et à la vie facultaire

Rencontre avec Mathieu Lussier, professeur agrégé en basson et vice-doyen au 1er cycle, aux affaires professorales et à la vie facultaire à la Faculté de musique de l'Université de Montréal.

  • Pourquoi avoir choisi le basson?

C'est le hasard qui m'a mené vers le basson! Je jouais du piano et désirais poursuivre mes études secondaires à l'école secondaire Pierre-Laporte, qui offrait un programme musical intensif et renommé. Sur l'affiche publicitaire, on disait chercher des étudiants en basson et en cor français. Ne connaissant ni l'un, ni l'autre mais voulant maximiser mes chances d'être accepté, j'ai regardé dans le dictionnaire à quoi ressemblaient ces deux instruments et inscris Basson comme 2e choix et Cor comme 3e choix. Le programme existait depuis 5 ans et ils ont attrapé leur premier poisson-basson comme ça! Ont-ils vraiment écouté mon audition en piano? Je ne le saurai jamais...

  • Racontez une expérience de concert, d’exposition ou de conférence qui fut marquante dans votre parcours et de quelle façon.

Lorsque j'ai découvert qu'il n'y a pas forcément de corrélation dans notre appréciation des différentes formes d'art selon les styles et les époques. Épris de musique du 18e siècle, je reste un peu froid (mais admiratif) devant la peinture de ce siècle. Ma première visite au Musée d’art contemporain de Montréal, ma rencontre avec les peintres Jean-Paul Riopelle et Paul-Émile Borduas m'a fait comprendre cela avec force!

  • Racontez une rencontre professionnelle marquante?

Je pense particulièrement à 4 personnes qui ont marqué ma vie musicale. Louis Lavigueur, chef d'orchestre et chef de chœur avec qui j'ai commencé à faire de la musique comme soprano en première secondaire. Il m'a ouvert des portes, donné des chances et aussi fermement rappelé à l'ordre à quelques reprises! Christopher Millard, bassoniste et être humain exceptionnel qui m'a « sauvé la vie » comme bassoniste. Joël Thiffault, brillant et génial claveciniste et chef d'orchestre à qui je dois en très grande partie ma carrière de bassoniste et chef en musique ancienne. Et finalement, Normand Forget, hautboïste fondateur de Pentaèdre et maintenant directeur artistique du Nouvel Ensemble Moderne. Un musicien immense qui a changé ma façon de voir et d'approcher la musique et le concert.

Novembre 2020